L’écotraversée de l’Ubaye 2022 en photos

Fin août 2022 avait lieu la première écotraversée proposée sur le massif de l’Ubaye.

Jour 1 :

Après une rencontre sur Barcelonnette autour d’un apéro, notre groupe est parti le lendemain rejoindre le haut de la vallée grâce à la navette gratuite qui dessert jusqu’à l’entrée du Parc du Mercantour. Nous avons fait une halte au village de Larche pour y déposer nos affaires au giteèrefuge de Larche prévu pour la nuit, avant d’embarquer dans la navette suivante 30 minutes après pour rejoindre Pont Rouge, point d’accès au vallon et Lac du Lauzanier. Nous y retrouvons Jean-Luc Dunand garde moniteur au Parc du Mercantour qui nous parle de son travail et des missions du parc pour préserver l’environnement. Après la pause repas, il est temps de terminer la montée au lac du Lauzanier, histoire d’être de retour pour la dernière navette de la journée. A la redescente, la navette est déjà pleine ! mais heureusement, une rotation supplémentaire est réalisée ce qui nous permet de rentrer facilement au refuge de Larche.
A l’apéro autour de bonnes bières locales (La Sauvage), nous échangeons avec Venise, une des gardienne du refuge qui nous présente son métier.

Jour 2 :

Pour cette longue étape qui doit nous mener au refuge du Chambeyron, nous retrouvons Chloé Loury, accompagnatrice en montagne et géologue. Durant notre parcours, c’est donc l’occasion de comprendre comment se sont formés rochers et montagnes.

Jour 3 :

Pour démarrer la journée, nous montons en direction de la Pointe de Chavet. En prenant de la hauteur, cela nous permet de découvrir un premier glacier rocheux, en compagnie d’Hugo Jomier, accompagnateur en montagne et glaciologue. Tout comme les glaciers blancs, les glaciers rocheux, constitués de roche et de glace, se déplacent chaque année. Après la pause pique-nique, nous rejoignons justement le front du glacier rocheux au niveau du Lac Long. Nous y croisons un guide qui nous témoigne de l’évolution des glaciers et de l’enneigement du secteur. Nous atteignons ensuite le Lac des Neuf Couleurs dont le niveau est bien bas cette année du fait du manque de neige de l’hiver et de la sécheresse. Après le Col de la Gypière, nous sommes en Italie ! Une partie du groupe rejoint notre lieu de bivouac, tandis que les autres vont découvrir le sommet de la Pointe de la Fréma.

Jour 4 :

Pour revenir en France, il nous faut franchir 3 cols italiens… dont certains sont bien raides et caillouteux ! Nous arrivons en fin d’après-midi aux lacs du Marinet, où nous en profitons pour nous rafraichir un peu avant de planter nos tentes.

Jour 5 :

Dans la matinée, nous allons découvrir le glacier blanc du Marinet… enfin ce qu’il en reste. C’est l’occasion de mieux comprendre l’évolution des glaciers alpins et leur fonte accélérées dans le contexte du réchauffement climatique, mais aussi de commencer à échanger sur les conséquences actuelles et à venir de ce réchauffement sur la planète et sur nos vies. Nous revenons aux lacs du Marinet par un glacier rocheux, sur lequel on rencontre quelques chamois.
L’après-midi, nous descendons le vallon de Mary jusqu’à Maljasset, avec un passage à la carrière de marbre de Maurin, qui n’est aujourd’hui plus exploité. Au chalin alpin de Maljasset, nous y retrouvons Jean-Paul Masse qui nous en raconte un peu plus sur l’histoire de l’exploitation du marbre de la vallée et plus largement sur l’usage des pierres en région PACA, patrimoine local qu’il tente de sauvegarder au travers le projet Pierres en Paca.

Jour 6 :

Le matin, nous allons faire un tour au Plan de Parouart : il s’agit d’une plaine humide assez unique, résultant d’un ancien lac créé autrefois par un éboulement.
Nous revenons tout juste à Maljasset pour prendre une courte averse qui nous trempe bien ! Après le pique-nique au chaud au gite de Maljasset, c’est parti pour du stop à 10 personnes pour redescendre en bas de la vallée : en effet, nous avons préféré aller randonner au Plan de Parouart plutôt que de descendre par le GR sur la route jusqu’à St Paul sur Ubaye pour y prendre la navette…
Sur la route, nous croisons des coulées de boue provoquées par l’orage violent… qui vont même jusqu’à former un petit lac dans l’Ubaye. Par groupe de 2, le stop est efficace et en 1H30 tout le monde se retrouve sur Barcelonnette pour un dernier verre !